Book Photo Mannequin : Du Simple au Sophistiqué
Book Photo Mannequin : Du Simple au Sophistiqué
Par Michael Guichard, Photographe de Mode à Paris | michaelguichard.com
Shooting réalisé avec Carmen Eriksen, maquillage par Céline Charpentier, pour l’agence The Face Paris.
Pour un book de mannequin, tout est possible. C’est justement ce qui rend l’exercice passionnant.
On peut faire quelque chose de très simple — un portrait dépouillé, presque rien — et c’est parfois l’image la plus forte du book. On peut aussi aller vers quelque chose de plus sophistiqué, plus construit, plus éditorial. L’idéal, c’est d’avoir les deux. Et tout ce qu’il y a entre les deux.
Pour ce shooting avec Carmen, j’ai fait le choix de multiplier les styles. Pas pour « cocher des cases », mais parce qu’un bon book, c’est un book qui surprend à chaque page. Les directeurs de casting et les clients des agences doivent voir une personnalité qui se transforme, qui s’adapte, qui existe dans des univers différents.


Des portraits, d’abord
Je commence toujours par là. Le visage. Sans fioriture.
Un portrait en lumière naturelle, c’est souvent la chose la plus honnête qu’on puisse faire. Pas de mise en scène, pas d’artifice — juste le modèle, la lumière, et ce qui se passe entre les deux. Ces images-là, les agences les aiment parce qu’elles voient vraiment qui est la personne devant l’objectif.
Ensuite, on peut aller vers quelque chose de plus fort, avec plus de contraste, plus de caractère. Le même visage, mais une autre énergie. C’est ça qui est intéressant : montrer plusieurs facettes avec les mêmes ingrédients.



La maquilleuse, un vrai plus
Les agences de mannequins préfèrent en général les choses simples. Un book, c’est avant tout le visage, la présence, la personnalité — pas le maquillage. Les castings directors veulent voir le modèle, pas une mise en scène.
Mais travailler avec une maquilleuse professionnelle ouvre d’autres possibilités. Avec Céline Charpentier, on a réalisé quelques images beauté plus sophistiquées — pas pour le book à proprement parler, mais parce que ce type d’image fonctionne très bien sur les réseaux sociaux. Ça accroche l’œil, ça crée de l’impact dans un feed, ça raconte autre chose.
C’est un bon exemple de ce qu’on peut faire en une seule journée de shooting : des images sobres et directes pour l’agence, et des images plus travaillées, plus visuelles, pour alimenter Instagram ou un portfolio en ligne.




Le studio et l’extérieur
J’aime alterner les deux dans un même book.
Le studio, c’est le contrôle. On maîtrise tout, on peut aller chercher exactement ce qu’on veut. C’est un espace où on prend vraiment le temps de construire une image.




L’extérieur, c’est autre chose. Il y a une vie, une spontanéité, une imperfection qui rend les images plus vivantes. Un trottoir, une lumière de fin d’après-midi, une façade — le décor raconte quelque chose que le studio ne peut pas reproduire.




Avoir les deux dans un book, c’est montrer qu’un modèle est à l’aise partout. Et c’est ce que les agences cherchent.
Du simple au sophistiqué :
Ce qui m’intéresse dans un shooting comme celui-ci, c’est le voyage. On démarre quelque part — quelque chose de sobre, de direct — et on monte en intensité au fil des looks, des maquillages, des ambiances.
Un look mode simple peut être aussi percutant qu’une image très travaillée. Parfois plus. L’essentiel, c’est que chaque image ait sa propre raison d’exister, sa propre personnalité. Qu’on ait envie de la regarder, et qu’on passe à la suivante en ayant l’impression de découvrir quelqu’un de nouveau.
Plus d’info :
CONTACT / @michaelguichardphotographer
Crédits :
Modèle : Carmen Eriksen @carmeneriksen · Maquillage : Céline Charpentier @celine_charpentier · Agence mannequin : The Face Paris @thefaceparis · Agence maquillage : AH Beauty Consulting @ahbeautyconsulting